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L’AFARD s’active dans le domaine de la recherche sur le GENRE pour le développement des pays du Continent. 

Ses activités principales sont :
  • la conduite d’études sur les problématiques des femmes en relation avec le genre et la réalisation d’actions de conscientisation et de plaidoyer ;
  • l’organisation de sessions de formations sur les méthodologies de recherche, du genre, des techniques du plaidoyer et d’autres thématiques ;
  • l’initiation des jeunes à la recherche et au renforcement de leurs compétences ;
  • la publication des résultats d’études sous forme d’ouvrages ;
  • le plaidoyer auprès des pouvoirs publics, des instances régionales et internationales pour la prise en compte du genre dans les projets et programmes de développement.

L’AFARD compte à son actif plusieurs réalisations parmi lesquelles on peut citer  les recherches et les  publications  sur le genre, les communications, le lobbying, le plaidoyer,  la formation dans différents domaines et le programme leadership jeunes.

Au niveau des publications, on peut citer :

  • «Femmes et le Développement Rural »
  • «Femmes et Reproduction en Afrique »
  • «Femmes et Média en Afrique »
  • «Femmes et Démocratisation en Afrique : Enjeux»
  • «Genre et VIH/SIDA en Afrique »
  • «Femmes et violences en Afrique »
  • «Genre et politiques néolibérales »
  • «Perception et représentations des africains et africaines de l’égalité »
  • «Le Féminisme face aux défis du multiculturalisme / Actes des travaux du 5ème congrés des Recherches Féministes dans la francophonie plurielle»

Cette production est accompagnée par l’édition d’un bulletin trimestriel de liaison, Echo, pour vulgariser les activités internes de l’Association et les résultats de recherches menées.

Sur le plan de la communication et de la formation, l’AFARD a eu à organiser des ateliers et séminaires sur :

  • « genre et recherches »,
  • « genre et mondialisation » 
  • « genre et éducation économique »
  • « genre et méthodologie de recherche »
  • « les techniques de plaidoyers et de lobbying »
  • « les politiques néolibérales et le NEPAD »
  • « élaboration de plan d’action et de projets »

Les activités de plaidoyer n’ont pas été en reste. L’AFARD a participé activement à la préparation de la conférence de Beijing de 1995,  à la présentation de l’avis des femmes  sur la Banque mondiale,  à l’observatoire des femmes africaines sur les gouvernements  et les institutions financières et commerciales africaines, à la Commission de la Condition de la Femme, au Caucus des Femmes africaines, etc. Il faut noter ici que la contestation, par les chercheures féministes de la science économique  qui occulte complètement la production non marchande des femmes, les a incité à examiner, dans un esprit critique, l’ensemble des sciences humaines et sociales, à remettre en cause les politiques des  institutions financières et à rejeter le mode de développement économique que ces institutions proposaient aux pays pauvres.  Les postulats de l’anthropologie, de l’histoire, de la psychologie, de la psychanalyse, de la sociologie, du droit, furent démystifiées par les chercheures féministes qui reprochent à ces sciences  de véhiculer,  sous un langage pseudo scientifique,  d’importants préjugés à l’égard des femmes, profondément voilés par la complémentarité « naturelle » des rôles  sociaux entre les hommes et les femmes.

Le plaidoyer a donc été mené auprès des décideurs politiques, des instances régionales (Union Africaine)  et des Organisations internationales  (Nations Unies) pour la prise en compte  du genre dans les plans et programmes de développement.

En termes de Lobbying, l’AFARD s’est alliée  à des ONG nationales, régionales et internationales pour exercer la pression  sur les gouvernements et les décideurs  politiques et se constituer comme force de  pression  et de proposition.

Un programme leadership jeunes chercheures a été aussi lancé en  2002 pour  permettre  aux jeunes africaines de se rencontrer, d’échanger des idées, d’apprendre à travailler ensemble sur des questions cruciales pour la jeunesse africaine, de concevoir des projets d’avenir et de participer  au renforcement des connaissances des jeunes en matière de recherche. C’est ainsi qu’un nombre important de jeunes chercheures  africaines ont bénéficié de ce programme.

L’AFARD  a œuvré pour la promotion de l’égalité  entre les sexes  et l’utilisation du concept genre  en tant qu’outil  d’analyse  des rapports sociaux. Elle a aussi énormément contribué au débat sur les questions de développement  et à la dissémination des résultats  d’importantes recherches en Afrique.

Sur le plan continental, l’AFARD  a :

  • contribué à sensibiliser les gouvernements africains sur l’importance à accorder  aux femmes dans les  programmes de développement et dans toutes les  décisions  politiques,
  • joué un rôle de catalyseur  dans le mouvement des Femmes au niveau africain et international en créant une conscience  globale des questions  de genre par rapport  au développement social, économique et culturel en Afrique. Grâce à l’AFARD, beaucoup de Femmes  d’Afrique, des Caraïbes et du Tiers Monde ont développé un profond engagement  par rapport aux questions de Genre ;
  • favorisé la création de réseaux de Femmes et apporté  un appui technique  et des conseils sur les questions de Genre  dans différents Ministères en Afrique.